J'ai 4 salariés et , pour le moment, aucun apprenti.
Et ce n'est pas parce que je suis opposé au système de l'apprentissage, bien au contraire.
S'il en est ainsi, c'est justement parce que j'estime que le Maître d'apprentissage doit disposer du temps nécessaire à la transmission du savoir et que l'activité de l'entreprise doit offrir des conditions favorables à l'accueil du jeune.
Nous connaissons tous des entreprises, notamment les plus importantes en nombre de salariés, qui ont recours à l'apprentissage afin de pourvoir des postes vacants de bas niveau, profitant ainsi d'une main d'oeuvre à très bon marché.
Je suis absolument opposé à cette pratique et souhaite au contraire patienter en attendant que mon activité se prête plus aisément à l'accueil d'un apprenti.
J'ai une haute idée de la transmission du savoir-faire par l'apprentissage.
Cette conception du métier constitue l'une des raisons de mon adhésion au mouvement UPA 82.
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jeudi 30 septembre 2010
lundi 27 septembre 2010
Sylvie RIPOLL : Apprendre à faire, avant de vendre
Artisan c’est une inscription à un Répertoire, une spécialité en soi.
Tout le monde ne peut pas devenir artisan.
C’est un enjeu permament, une formation continue, on ne peut pas s’improviser artisan contrairement à ce que l'on nous raconte un peu trop facilement.
La Chambre de Métiers fait un véritable travail de mise en liaison pour la formation par l’apprentissage. Un grand progrès a été réalisé quant à l’image de l’artisanat. Nous avons désormais plus de facilité à recruter des apprentis dans nos secteurs de métiers.
L’accompagnement des entreprises, la qualité d'information et les démarches auprès de la Cellule apprentissage de la Chambre de Métiers se sont nettement améliorés. Former des jeunes dans l’artisanat, c’est essentiel.
On vend aux jeunes beaucoup de formations dans le commerce alors qu’il faudrait d’abord apprendre à faire et à fabriquer avant de penser à vendre.
samedi 25 septembre 2010
Angel JASO, Montauban : l'expertise de l'apprentissage
Peintre , chef d’entreprise à la retraite, 30 ans dans l’artisanat.
J’ai été membre élu de la Chambre de Métiers pendant douze années.
Nous avons toujours travaillé en collaboration entre tous les métiers, quelques soient les catégories : métiers de bouche, de services ou du bâtiment.
De plus, en tant que Conseiller d’Enseignement Technologique (CET), j’ai contribué aux jurys d’examens des diplômes du CFA. J’ai travaillé activement avec les 16 CET du département et nous avons oeuvré en collaboration avec l’Inspection académique, le Rectorat et les enseignants du CFA pour les programmes.
Nous travaillons également en collaboration avec d’autres CFA afin d’harmoniser les programmes et les corrections.
Il est donc absolument faux d’affirmer que les artisans ne sont pas présents dans la gestion du CFA ( Angel JASO répond, sur ce point, aux attaques de la liste adverse Artisans de Notre Avenir) . De plus, je pense que nous pouvons être fiers des résultats d’intégration des apprentis et de la qualité d’organisation et d’accompagnement des jeunes comme des entreprises dans tout le processus du contrat d’apprentissage.
De gros efforts ont été faits ces dix dernières années dans ce domaine.
J’engage toute la jeune génération et leurs ainés à soutenir le mouvement de l’UPA 82, afin de poursuivre sur la même voie, celle de la compétence par l'apprentissage.
Sonia MASSIP, coiffeuse à Monclar de Quercy
Le travail manuel et le contact humain sont primordiaux dans ma vision du métier de la Coiffure dans l’Artisanat.
J’ai effectué 5 ans apprentissage et mon ancienne patronne est Présidente de la Fédération de la Coiffure qui soutient d'ailleurs la liste UPA82. En coiffure, particulièrement , l’apprentissage est le parcours d’excellence pour l’accès au métier.
Nous sommes plus fort regroupés. L’artisanat, particulièrement dans nos métiers, a besoin de progresser , d'être mis en valeur.
Nos métiers sont parmi les plus exposés à la concurrence, entre les chaines, les salons et les franchises. Particulièrement , en Tarn-et-Garonne.
La proximité, la ruralité, la convivialité sont des atouts pour nos professions. Je souhaite une mise en lumière d'un artisanat durable.
Pascal BURGALIERES : attaquer le CFA ou l'apprentissage , c'est absurde!
Depuis 10 ans, en tant que simple membre de la Chambre de Métiers, je ne suis bien sûr pas aussi près des dossiers que les membres du bureau, mais je suis très attaché à la représentation de l’artisanat vis à vis des collectivités locales et de l’état.
J’apprécie beaucoup l’organisation des Salons en faveur de l’Artisanat mais je me rends compte à quel point ces opérations peuvent être onéreuses et à quel point elles ne doivent pas épuiser des budgets importants de manière systématique et inefficace. Ne nous faisons pas berner par l'autre liste sur des promesses pharaoniques de communication non calibrée avec nos moyens départementaux(qui sont d'ailleurs assis sur nos cotisations).
Je m’inquiète aussi de la restriction de la liberté du chef de la petite entreprise, qu’il se retrouve, dans le futur, dépendant des grands maîtres d’œuvre. Je crains face à la paperasse administrative que l’artisanat ne devienne à terme sous-traitant de la grande entreprise ou d’un grand groupe.
Il faut une institution pour nous défendre face aux complexités administratives et aux obligations règlementaires (ex dans le BTP : Réglementation Thermique, labels divers et variés…) dans lesquels nos petites entreprises ont du mal à se retrouver. Cette institution publique de l'artisanat , c'est la Chambre de Métiers.
Je tiens aussi à répondre à ceux (les candidats de la liste Artisans de Notre Avenir) qui attaquent les jeunes, le niveau de formation de l’apprentissage et le CFA en général.
Sachant qu’un contrat d’apprentissage se déroule en moyenne pour les 2/3 en entreprise, si le jeune ressort de ces 2 ans mal formé, c’est le maître d’apprentissage lui-même ( c’est à dire l’entrepreneur) qui doit se poser des questions sur sa capacité à transmettre un savoir-faire. Certes rien n'est parfait : il y aura toujours des jeunes difficiles, des professeurs un peu moins compétents que d'autres ou des maîtres d'apprentissage peu enclins à transmettre.
En tout état de cause, notre secteur doit continuer à former des jeunes en alternance. Les résultats d’intégration des jeunes sont très satisfaisants dans nos métiers. Les autorités ne s’y trompent pas et nous soutiennent dans cette démarche.
Il y a des problèmes beaucoup plus urgents à régler pour nos entreprises. Pour toutes ces raisons, votons pour la liste UPA 82 !
Sachant qu’un contrat d’apprentissage se déroule en moyenne pour les 2/3 en entreprise, si le jeune ressort de ces 2 ans mal formé, c’est le maître d’apprentissage lui-même ( c’est à dire l’entrepreneur) qui doit se poser des questions sur sa capacité à transmettre un savoir-faire. Certes rien n'est parfait : il y aura toujours des jeunes difficiles, des professeurs un peu moins compétents que d'autres ou des maîtres d'apprentissage peu enclins à transmettre.
En tout état de cause, notre secteur doit continuer à former des jeunes en alternance. Les résultats d’intégration des jeunes sont très satisfaisants dans nos métiers. Les autorités ne s’y trompent pas et nous soutiennent dans cette démarche.
Il y a des problèmes beaucoup plus urgents à régler pour nos entreprises. Pour toutes ces raisons, votons pour la liste UPA 82 !
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